Eglise Saint Germain


– Eglise St Germain et Chapelle

 » Placée sous le patronage de Saint Germain, évêque de Paris, auteur de nombreux miracles, patron des prisonniers et protecteur des incendies.

L’église paroissiale remonte à la fin du XIIème siècle vraisemblablement, et était couverte d’une charpente ; il reste une partie de l’élévation des murs romains et quelques baies en partie murées dans la nef. Elle fut modifiée et agrandie au début du XVIème siècle comme ses sœurs de Sainte-Colome, Bielle ou Nay. Dans son ensemble, l’architecture appartient désormais au gothique flamboyant.

C’est un vaste édifice avec une abside polygonale profonde et une nef de trois travées. Les voûtes en croisées d’ogives couvrent nef, abside (c’est une même voûte qui couvre l’abside et la première travée de la nef) et chapelles des bas-côtés ; certaines présentent d’élégants liernes et tiercerons. Les clés de voûtes sont très décoratives et symboliques. Dans le chœur, on identifie le lion de Saint Marc, l’ange de Saint Mathieu, l’aigle de Saint Jean et le bœuf ailé de Saint Luc. Une autre représente deux vaches et deux ours peut-être emblème de la vallée d’Ossau et deux autres, des évêques, Saint Germain et Saint Blaise apparemment. Dans la nef, on identifie Saint Laurent portant son gril et une bourse. Dans les bas-côtés sud, c’est Saint Eloi, en tunique tenant un marteau dans la main et Saint Michel. Les chapiteaux engagés de la nef reçoivent la retombée des voûtes et représentent des personnages identiques à ceux que l’on peut voir à Louvie-Juzon, Bielle et autrefois à Laruns. On y reconnait entr’autre un riche bourgeois, un vieillard à grande barbe et un ange.

Les bas-côtés sont formés par les anciennes chapelles édifiées par les confréries le long de la nef. On a ouvert au XIXè siècle de grandes arcatures pour leur assurer une large communication et prolongé le bas côté Nord pour les rendre homogènes en même temps que l’on construisait la façade Ouest dans un style néo-

Isidore Courrèges, instituteur honoraire représente la Caisse d’Epargne, Léon Lafore adjoint au maire (ce dernier étant décédé) représente la ville d’Arudy. Enfin l’acte est rédigé par Henri Argelas-Liaas, en l’étude de Me Bergé, absent car mobilisé.

1916 Le 5 novembre, le conseil municipal décide de louer au département, l’immeuble pour un loyer annuel de 1 000 francs et ceci avec un bail de 18 ans.

1917 Les travaux sont terminés et les entrepreneurs pas payés. Les finances de la commune ne peuvent pas réunir la somme de 12 000 francs, mais les banques ne prêtent rien. C’est un particulier, M. Claa qui propose 10 000 francs à 5,75 %

1917 La Caisse d’Epargne d’Arudy sort de l’imposition pour la maison Labarthe, c’est la commune qui entre en possession

1967 Création du Musée d’Ossau. Après avoir entendu G. Laplace attaché au CNRS, le 15 septembre 1967, le conseil municipal décide de réserver « l’hôtel de Poutz » a cet effet

1968 Le C.M. demande l’inscription à l’inventaire supplémentaire des Bâtiments Historiques

1969 Le 20 juin 1969, le Maire présente au C.M. le projet de remise en état de l’hôtel de Poutz. Le projet est établi par M. Grésy, architecte à Pau : devis de 330 000 francs. Accepté à l’unanimité

1970 Façades et toitures inscrites aux Monuments Historiques par arrêté du 18 septembre 1970

roman. On trouve au Sud, la chapelle de Sainte Lucie, protectrice des yeux et patronne des teinturiers et tisserands, et Saint Eloi, patron des orfèvres et forgerons puis celle de Notre Dame et Saint Michel. Au Nord, la chapelle Saint Blaise, protecteur du bétail, guérisseur et patron des tailleurs de pierre, est suivie de celle de Saint Crépin, patron des travailleurs des cuirs et peaux, ensuite attribuée à Saint François, et enfin celle des fonts baptismaux.

Le rétable du maître-autel du XVIIè siècle accompagne un tabernacle de bois doré et argenté décoré de plusieurs statues d’anges et surmonté d’un crucifix de bois. C’est l’œuvre de Ramon de Lafforguette d’Iseste, réalisé en 1646. Dans le style des grands retables oloronais, il est inséré par quatre somptueuses colonnes torses jumelées, corinthiennes, cannelées et dorées, encadrant à l’origine un tableau de la crucifixion, du à Mathieu de Casenave de Lescar, et exécuté en 1648 ; un fronton triangulaire interrompu le surmonte accosté par deux grands anges sonneurs de trompe (thurifères) ; au centre une niche abrite la statue du saint patron. Une peinture du XVIIIè siècle complète le décor de l’abside, représentant les évangélistes grandeur nature. En fond de la nef, la tribune.

Deux portes permettaient de pénétrer dans l’église ; une ouvrant au Nord qui a été murée et au Sud, la grande porte gothique flamboyant ouvrant sur un porche profond. Elle fait partie de la famille des portes en accolades typiques des églises de la vallée d’Ossau et de la plaine de Nay. Elle date de 1527-1528. Elle est composée d’un arc surbaissé en anse de panier, surmonté d’un tympan abritant une niche encadrée par deux anges musiciens où l’on place traditionnellement une statue de la Vierge ; le tout est cerné par une arcature en accolade aux profondes voussures ornées de choux frisés. L’ensemble de l’élévation s’inscrit dans un rectangle cantonné de pinacles et surmonté d’une frise à fleurons fleurdelisés, rappelant les décors rectangulaires des alfiz mozarabes. Le tout est en calcaire fin, plus doux et plus raffiné à travailler que le marbre. Au Sud, au-dessus de la chapelle Saint-Michel une puissante tour de six étages terminés par un lanternon, abrite le clocher. A côté, se trouve la sacristie… « 

Vous pouvez trouver d’autres renseignements sur notre église dans le travail fait par Mme Françoise FABRE-BARRERE « SAINT-GERMAIN D’ARUDY : des précisions sur l’histoire de l’église et de la paroisse.