Son Histoire


Les premiers arudyens connus sont les Magdaléniens vivant entre 14.000 et 9.500 ans avant JC dans les grottes périphériques du bassin d’Arudy : Poey Maù, Espalungue, Saint Michel. Les diverses fouilles (les premières datant de 1873) ont permis de découvrir divers objets et des grottes sépulcrales.

Après diverses invasions (ligures, berbères, celtes, romains, normands) le nom d’Arudy apparait sous la forme Eruri en 1270 pour se transformer en Aruri, Arrudy, Erudi, Arudi, puis en ARUDY en 1607.

Le dénombrement rue par rue par Gaston Fébus en 1385 fait état de 85 maisons soit 382 habitants. Dès lors, le centre du village va présenter sa physionomie actuelle.

Les monuments principaux que sont l’église, l’abbaye laïque, et la mairie occupent les mêmes espaces qu’aujourd’hui. Par contre le cimetière était de chaque coté de l’église. La création du nouveau cimetière date du XIXème siècle.

Le marché hebdomadaire d’Arudy (créé en 1495 par Catherine de Navarre était l’un des plus attractif de la région, il était situé au sud de la place centrale et après la construction de la mairie actuelle, sa partie basse abritait une vingtaine de « bancs » où les vendeurs se répartissaient leurs produits : alimentaires, quincaillerie, vaisselles, toiles, etc. Les propriétaires des charrettes et voitures payaient un « péage » pour le stationnement de leurs engins à proximité.

La foire annuelle était d’une grande renommée, vendeurs et acheteurs venaient de toute la région et de l’Aragon voisin surtout pour le bétail (les mules en particulier).

Plusieurs « pics » de la démographie villageoise au XIXe traduisent une activité industrielle à plusieurs facettes. C’est surtout l’exploitation de la pierre marbrière d’Arudy (dès le XVIIème siècle) qui va changer l’orientation économique du village (et du bassin). Ce matériau lourd nécessitera une gare ferroviaire pour le transport des blocs qui inondera la région, la France et même les Amériques du nord et du sud. Le 1er juillet 1883 les chemins de fer arrivent à Arudy.

La population jusqu’alors essentiellement tournée autour de l’activité agro-pastorale mais aussi vers les mégisseries (qui emploieront jusqu’à 200 personnes en 1937, les Tanneries fermeront en 1954) qui nous ont laissé les lavoirs le long du canal (entre les rues Baulong et du moulin) se tournera au milieu du XIXe vers l’activité artisanale de marbriers, puis celle des tailleurs de pierres (400 tailleurs de pierre répartis dans une vingtaine de carrières en 1900).

Les nombreux ouvriers que ces activités nécessitent vont donner lieu à la création de nouvelles maisons, de nouveaux quartiers comme vers la gare en particulier.

La démographie va ainsi augmenter tout au long du XXème siècle (1901 hbts en 1901, 2.384 en 1943 et 2892 en 1975). Ceci est dû à l’arrivée de nouvelles industries :

– Filatures d’Ossau fermées en 1962. Les locaux ont été occupés par Hydrométal (voir plus bas) et la société de chaussures Bidegain fermées dans les années 1990.

– Usines Messier ouvertes pendant l’occupation en 1940 et devenues aujourd’hui Société Ventana. Elles ont employé jusqu’à 400 employés en 1980.

– Rocamat rejoint les entreprises Palisses (1900-1998)

– Scierie Lombardi-Morello (fondée en 1923 et fermée en 1990). Employait de 200 à 250 personnes sur la scierie et l’exploitation du bois en montagne. Beaucoup d’italiens puis d’espagnols arrivèrent dans la vallée pour y travailler.

– Usines de laminage Laprade créées par Xavier Laprade (en 1909). Il exploitait déjà l’énergie hydro électrique sur le gave au niveau du quartier Caù. Devenues Usinor, ces usines ont fermées dans les années 2010. La partie Thyssenkrupp sur le site Pachou (actuellement Espace Laprade) a fermé en 2008.

– Usines Pélecq, spécialisées dans l’outillage des carrières de marbre. Fondées en 1938, elles ont fermé en 2001

– Hydrométal (aujourd’hui STI), entreprise de traitement de surface, crée en 1966 sur le lieu des anciennes filatures elle a déménagé sur la zone du Touya en 1980. Devenue depuis STI France depuis 1993.

Une population d’émigrés originaire d’Espagne, du Portugal et d’Italie s’établit sur le vieil Arudy mais aussi autour de leurs entrepôts.

Le grand élan économique de l’après-guerre viendra de l’industrie métallurgique autour de la fonderie Laprade et l’usine Messier qui emploieront un peu plus de 700 personnes.

La construction de nouveaux lotissements sur le pourtour du centre bourg ont transformé la physionomie du village.

Ces lotissements ont permis de conserver la population sur le village. Des programmes HLM s’y sont ajoutés répondant à une population ne pouvant accéder à la propriété (rue d’Aspe, rue du Touya et rue du Pont Germe).

Arudy est remarquable par sa vie associative très riche (environ 35 associations sportives et culturelles).

La rue St Michel où un cinéma paroissial, puis associatif complète l’attractivité culturelle de village avec le Musée d’Ossau, la salle d’Espalungue, la médiathèque rénovée sous la mairie mais aussi une librairie indépendante où les animations se succèdent.

Entre l’avenue des Pyrénées et la salle d’Espalungue, les équipements sportifs pour le rugby, le football, la boule, un city stade, un skate park et la piscine bénéficient d’aménagements réguliers pour les mises normes évolutives de ces dernières décennies.

Si la place du village est le lieu central des rencontres quotidiennes, le changement de comportement des habitants pour leurs achats a entrainé une fermeture de nombreux commerces jusqu’au moment où plus aucun commerce alimentaire (hors boucherie et boulangerie) n’était présent sur la place. La municipalité et des personnes entreprenantes ont participé à la réouverture des commerces qui font revivre ces lieux. L’exemple le plus frappant est « l’Epicerie » où déjà 30 000 passages en caisse montrent la nécessité de ce commerce. Le recentrage du « chaperon vert » aussi devient un point attractif de la place