Son Patrimoine


– Abbaye laïque (1 page) : Son histoire

« Maison remarquable (abadie) du personnage laïc qui avait la tâche, sous l’Ancien Régime, de prélever la dîme et de proposer la nomination du curé de la paroisse (tâche originale qui n’affecte que les pays de l’Adour, autour de l’évêché de Tarbes, dans les Hautes Pyrénées, et de Morlaas-Lescar dans les Pyrénées Atlantiques), elle se dresse à proximité immédiate de l’église Saint Germain.

Cette maison noble (portail en fer et marbre aux fleurs de lys, perron de pierre et porte monumentale en bois, aux sculptures remarquables, etc.) appartenait depuis plus de deux siècles, par mariage, à la famille de Labarthe, et cette possession prendra fin à la Révolution (qui enlèvera symboliquement, sur le bois et la pierre, les fleurs de lys de l’Ancien Régime).

Par son inscription à l’Inventaire supplémentaire départemental, elle fait désormais partie des Monuments Historiques : dans le cadre de la visite du musée, on peut admirer sa façade, sa charpente, sa toiture et ses deux cheminées en bois du rez-de-chaussée, aux sculptures de bois remarquables, qui illustrent, de part et d’autre de leur conduit central, les styles baroque et classique de la 2ème moitié du 17ème siècle.

Restaurée pour l’ouverture du musée en 1972, elle constitue, avec la maison Ducrest, sise en face de la Mairie, un exemple représentatif des bâtiments civils remarquables du 17ème siècle, à Arudy, comparables à ceux de Bielle (ancienne capitale d’Ossau), de Béost, Bilhères, etc… « 

Texte de Geneviève MARSAN, Conservatrice Honoraire du Musée

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Abbaïe Laïque/Hôtel de Poutz / Musée d’Arudy Ce dernier fait partie du Réseau des Musées de France.

Repères chronologiques (doc. Remis par M. DUGENE)

Date Evénement

1297 Le 11 avril 1297, par acte notarié, l’abbé laïque d’Arudy donne sa dîme à l’évêque d’Oloron

1328 Ses successeurs furent Raymond Arnaud et Bernard son fils

1369 Arnaut-Guilhem de Sentebit est seigneur de ladite abadie d’Arudy

1373 Le 30 avril 1373 « Gaston … comte de Foix …. Attendutlous bons et agradables (serbicis) que nostreamatescuder Arnault-Guilhem de Sentabit, dit l’Ossales, nos a fait … feit donation … au medixArnaut-Guilhem et a sons bons enfans de son corps engendrats de l’Abadie d’Arudi ».

1385 D’après l’ordre du dénombrement : à l’emplacement du bâtiment actuel, il est indiqué : L’Abadie C’était très certainement Arnault-Guilhem de St-Avit qui en était le titulaire C’est la 17e des 85 maisons mentionnées

1389-1442 A partir de décembre 1389, l’abbaye appartient à Na Bertrane de Pontacq (on suppose épouse d’Arnault-Guilhem) puis à son fils Johan au moins jusqu’en 1442

1457-1464 Le fils de Johan : Johanet est abbé laïque d’Arudy

1478 A partir du 2 janvier 1478, l’abbaye appartient à dame Sebiliotte de Sainte-Colome, vraisemblablement l’épouse de Johanet

6 mai 1487 Na Sebeliote de Ste-Colome ; En Arnaud-Guilhem ; Na Johanine, fille de Na Sebeliote et femme d’Arnaut-Guilhem ; En Bernad, fils aîné et héritier d’Arnaud Guilhem et de Joanine, seigneurs et dames de l’Abbaye laïque d’Arudy, reçoivent une contribution des gens de Buzy« per far l’ostau de la abadia d’Aruri de las maas de Johan de Gualhat, qui faselodit hostau »

1539 Dénombrement de noble Gaston de Louvie, seigneur de l’abbaye laïque d’Arudy. Sur cet acte, sa maison est située , les « confrontations sont la rue et les maisons de Trésaugue, de Mesplé et de Bornau, donc à l’emplacement de la « maison d’Ossau » actuelle

1570 Ce fief bénéficiait du droit d’entrée aux Etats du Béarn depuis 1570

1585 Arnaut de Labarthe, fils cadet de Bertran de Labarthe, marchand de Gan, épouse –en secondes noces- en 1585, noble Joanine de Louvie, veuve et héritière de l’abbaye laïque d’Arudy

Début du XVIIe A Pau, face au château, un hôtel particulier dit « Maison de Peyre » ou parfois « Maison de Sully » présente des similitudes importantes avec l’hôtel de Poutz d’Arudy. La construction de l’hôtel de Pau est de la fin du XVIe et du début du XVIIe siècle. Ordonné par Guillaume de Peyrer (décédé en 1609), jurat d’Oloron, marié à Marguerite de Doumecq, et Jean de Peyrer (1590-1640), marié à Marie de Gontaud Biron d’Arros

1614 Arnaut de Labarthe est abbé laïque en titre depuis le décès de son épouse Joanine de Louvie

1619 Isaac de Labarthe, fils d’Arnaud devient abbé laïque au décès de son père, il est l’époux d’Isabel (Elisabeth) de Claverie dit Mesplé (du château d’Arudy)

Milieu du XVIIe « L’actuelle Maison d’Ossau est un bâtiment entièrement réaménagé au milieu du XVIIème siècle, je ne sais pas exactement par qui (Isaac ou Arnaut II de Labarthe ?), ni quand. » (il y a souvent un décalage entre l’architecture des villes et celle des villages qui dans notre cas pourrait accréditer le « copiage » de la « Maison de Peyre » à Pau, fin XVIe –début XVIIe)

1654 Noble Arnaud de Labarthe, abbé d’Arudy épouse Demoiselle Marie Pucheu d’Oloron (certainement à Bruges)

27.02.1665 Mariage de noble Jean de Labarthe, capitaine et abbé d’Arudy et Mademoiselle Anne-Marie de Casadepats

1666 Noble Pierre de Labarthe reçu ce fief le 28 mai 1666

1681 Sur la déclaration de la communauté d’Arudy, c’est bien Pierre de Labarthe qui est abbé laïque d’Arudy

1711 Son fils Raymond né le 2 septembre 1688 fut admis et reçu ce fief le 3 juillet 1711, marié à Pau, le 16 mai 1734, à demoiselle Marguerite de Fillie. Il meurt le 19 janvier 1754.

1754 Héritier de son père (Pierre) et de son frère (ci-dessus) Jean-Antoine de Labarthe fut admis et prêta serment le 14 février 1754. Il était curé de la paroisse St Germain d’Arudy depuis 1734, il le restera jusqu’en janvier 1764 où il est remplacé par le curé Candelot ; mais il signe de temps en temps sur les registres de sépultures jusqu’en 1766 en tant qu’abbé.

1772 à 1792 Pierre Daniel Poutz (que l’on verra bientôt propriétaire de la maison Labarthe) se marie avec Marie-Anne Lavignolle de Bescat le 06.10.1772 Ils eurent 9 enfants : Elisabeth née le 13.01.1775 et décédée à 10 jours. Jeanne Marie née le 18.01.1776 et décédée à 9 jours Elisabeth le 19.01.1777 Jean-Bernard né le 19.06.1779 marié à Marie-Claude d’Espalungue d’Arros. Il décède à la maison Labarthe le 20.10.1824 Jean né le 27.09.1781 Jeanne-Julie née le 22.05.1784 Jean-Bernard Vincent né le 19.07.1786 et décédé le 07.06.1819, célibataire de 32 ans Elisabeth née le 18.11.1788 mariée à Jean-Louis Saüt et décédée à Buzy le 25.03.1865 Thérèse née le 26.05.1792

1776 Sur le P.V. de bornage et fixation des directes du domaine d’Arudy : M. Jean-Antoine de Labarthe possède la maison noble abbatiale qui confronte par devant avec la rue, par derrière avec le jardin de Soulé, d’un côté avec la maison et jardin de Mesplé et de l’autre avec l’emplacement de Trésaugue. (ce dernier lieu fait actuellement office de parking au devant de la salle Malarode)

1778 Décès le 16 décembre 1778 à Arudy de Jean-Antoine de Labarthe, il est enterré dans l’église dans le tombeau de l’abbaye, en présence des sieurs de Poutz et Ignace de Courrèges. Sa sœur Elisabeth lui succède à la tête de l’abbaye. Elle est née le 19 mai 1705 à Arudy, elle se marie avec François de Lussagnet vers 1730 ; elle décède le 21 mai 1781 sans postérité

1781 Le 21 mai 1781, Dame Elisabeth de Labarthe, épouse de M. de Lussagnet donna l’abbaye à noble Jean-Raymond de Courrèges, qui la donna à son fils Joseph-Ignace de Courrèges, ce dernier fut admis, prêta serment et fut reçu aux Etats le 13 janvier 1784

8 floréal

an 5

(27.04.1797) Le 8 floréal an 5, Pierre Daniel Poutz, Bernard Firmin Poutz, Louis Ducrest et Jean Casedaban déclarent qu’il est de notoriété publique que Joseph-Ignace Courrèges est en possession de tous les biens de son père Jean-Raymond par testament du 7 mars 1787 et du codicille du 6 avril

1788 retenus de Poumiez notaire. Il est aussi en possession des biens que Jean-Raymond a reçu d’Elisabeth de Labarthe (voir 1781 ci-dessus)

16 ventôse

an 7

(6.03.1799) Il est fait état d’un acte de notoriété de Pierre Daniel Poutz dans le répertoire des actes notariés du notaire Pommé d’Arudy, mais l’acte correspondant n’est pas dans la liasse

An 8 Joseph-Ignace Courrèges résidant à Pau vend un pré d’un arpent et 33 escats situé à Dérapart à David Fourcade gendre Soureil pour 1 000 francs. Pierre Courrèges (certainement son frère) réside à Toulouse quand il vend la maison Sallenave (le presbytère actuel) à Pierre Loustalet (ou Loustalot)

1786-1817 Sur une note de B. Cherronnet, on lit « La famille Poutz, qui avait acquis la maison abbatiale entre 1786 et 1817 (c’est tout ce que je suis parvenu à trouver, pour le moment – mais qui dit mieux ? a réussi à imposer à Arudy la croyance qu’elle possédait cette demeure depuis le Moyen-Age … »

28.12.1818

7.5.1819 28.12.1818 : décès à la maison Labarthe de M. Thérèse Sabine Poutz de 13 jours, fille de Jean-Bernard Poutz et de M. Claude d’Espalungue d’Arros 7.5.1819 : décès à la maison Labarthe rue Trey de J.B. Vincent Poutz 32 ans

1830 Pierre-Daniel de Poutz, juge de paix, décède à la maison Labarthe le 29 novembre 1830

1837 Sur la 1ère matrice cadastrale, c’est Pierre-Amédée Pouts, rentier habitant à Pau qui est propriétaire de la maison Labarthe, de sa cour, du jardin (parking de Malarode) La maison est imposée pour 1 porte cochère et 17 portes ou fenêtres ordinaires.

24 juillet 1869 Mariage à Arudy J.M. Poey et M.T. Ducrest

1876 Création de la Caisse d’Epargne à Arudy, il ne semble pas qu’elle utilise le bâtiment « hôtel de Poutz » dès sa création, mais vraisemblablement à partir de 1890 seulement.

15 octobre 1897 Dépôt d’un testament olographe de Melle Marie-Claude Saüt. Sa nièce MmeMarie-Thérèze Poey devient son héritière générale et universelle

29 avril 1898 Suite au décès, à Arudy le 27 avril 1898, de Melle Marie-Claude Saüt, sa nièce MmePoey hérite de l’immeuble « château de Poutz » comme stipulé dans un testament olographe déposé au rang des minutes de Me de Lavillette à Laruns

11 août 1901 La Caisse d’Epargne d’Arudy (Juppé, président) achète à Mme veuve Marie-Thérèze Poey née Ducrest de Boeil-Bezing l’immeuble dit « château de Poutz » pour 15 000 francs

1913 Le Ministère de la guerre décide en juin 1913, le transfert de la brigade de gendarmerie de Louvie-Juzon à Arudy

1914 Le 8 mars 1914, le conseil municipal décide d’acheter pour 18 000 francs l’immeuble que la Caisse d’Epargne mettait en vente pour loger la gendarmerie. Les frais d’acte de vente estimés à 2 000 f et les travaux divers pour 14500 f font un total de : 34 500 francs. La commune empruntera à la Caisse Nationale des retraites pour la vieillesse : 23 000 francs sur 30 ans ; les annuités seront de 1 412,39 f et le loyer payé par le Département pour la gendarmerie devrait s’élever à 1 200 frs

Août 1914 Le 22 août 1914, le Conseil municipal décida de mettre l’immeuble de la Caisse d’Epargne, qui se trouvait vacant, à la disposition de l’Etat ou de la Croix Rouge pour accueillir les blessés de guerre. Le 20 avril 1915, 33 réfugiés arrivent d’Allemagne, ils seront logés à la Caisse d’Epargne ainsi qu’à l’école des filles. Leur pension était de 1,70 f / jour et on leur prélevait 1 f / jour sur les 1,25 franc que chacun recevait. Le reste à la charge de la commune.

1915 Le 13 juin il a été décidé de procéder à l’adjudication des travaux en vue d’installer la gendarmerie, aucun soumissionnaire ne s’est présenté, les devis étant bien inférieurs à ceux qu’ils pouvaient proposer. L’administration militaire demande que tout soit prêt dans le courant 1916. Devant l’urgence, on traite de gré à gré avec les entrepreneurs : Matraman Bernard d’Oloron et Mouchou Jean-Baptiste d’Izeste pour 15 950 francs. Mr Desbats ingénieur à Oloron supervisera les travaux, il remplace Mr Desmoulins mobilisé.

1915 Le 16 décembre 1915, c’est chez Me Bergé, notaire à Arudy que la commune passe l’acte de vente et a acquis l’immeuble de l’ancienne Caisse d’Epargne pour y loger la gendarmerie.

En 1836, le 6 septembre, sur le registre des délibérations du C.M. d’Arudy, la plus imposée de la commune est M. d’Espalungue veuve Poutz pour 204 f 86.

Fév 2015 Arrêté d’inscription aux Monuments Historiques de la totalité de l’Hôtel Poutz – la grille du portail comprise.

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– Eglise St Germain et Chapelle

 » Placée sous le patronage de Saint Germain, évêque de Paris, auteur de nombreux miracles, patron des prisonniers et protecteur des incendies.

L’église paroissiale remonte à la fin du XIIème siècle vraisemblablement, et était couverte d’une charpente ; il reste une partie de l’élévation des murs romains et quelques baies en partie murées dans la nef. Elle fut modifiée et agrandie au début du XVIème siècle comme ses sœurs de Sainte-Colome, Bielle ou Nay. Dans son ensemble, l’architecture appartient désormais au gothique flamboyant.

C’est un vaste édifice avec une abside polygonale profonde et une nef de trois travées. Les voûtes en croisées d’ogives couvrent nef, abside (c’est une même voûte qui couvre l’abside et la première travée de la nef) et chapelles des bas-côtés ; certaines présentent d’élégants liernes et tiercerons. Les clés de voûtes sont très décoratives et symboliques. Dans le chœur, on identifie le lion de Saint Marc, l’ange de Saint Mathieu, l’aigle de Saint Jean et le bœuf ailé de Saint Luc. Une autre représente deux vaches et deux ours peut-être emblème de la vallée d’Ossau et deux autres, des évêques, Saint Germain et Saint Blaise apparemment. Dans la nef, on identifie Saint Laurent portant son gril et une bourse. Dans les bas-côtés sud, c’est Saint Eloi, en tunique tenant un marteau dans la main et Saint Michel. Les chapiteaux engagés de la nef reçoivent la retombée des voûtes et représentent des personnages identiques à ceux que l’on peut voir à Louvie-Juzon, Bielle et autrefois à Laruns. On y reconnait entr’autre un riche bourgeois, un vieillard à grande barbe et un ange.

Les bas-côtés sont formés par les anciennes chapelles édifiées par les confréries le long de la nef. On a ouvert au XIXè siècle de grandes arcatures pour leur assurer une large communication et prolongé le bas côté Nord pour les rendre homogènes en même temps que l’on construisait la façade Ouest dans un style néo-

Isidore Courrèges, instituteur honoraire représente la Caisse d’Epargne, Léon Lafore adjoint au maire (ce dernier étant décédé) représente la ville d’Arudy. Enfin l’acte est rédigé par Henri Argelas-Liaas, en l’étude de Me Bergé, absent car mobilisé.

1916 Le 5 novembre, le conseil municipal décide de louer au département, l’immeuble pour un loyer annuel de 1 000 francs et ceci avec un bail de 18 ans.

1917 Les travaux sont terminés et les entrepreneurs pas payés. Les finances de la commune ne peuvent pas réunir la somme de 12 000 francs, mais les banques ne prêtent rien. C’est un particulier, M. Claa qui propose 10 000 francs à 5,75 %

1917 La Caisse d’Epargne d’Arudy sort de l’imposition pour la maison Labarthe, c’est la commune qui entre en possession

1967 Création du Musée d’Ossau. Après avoir entendu G. Laplace attaché au CNRS, le 15 septembre 1967, le conseil municipal décide de réserver « l’hôtel de Poutz » a cet effet

1968 Le C.M. demande l’inscription à l’inventaire supplémentaire des Bâtiments Historiques

1969 Le 20 juin 1969, le Maire présente au C.M. le projet de remise en état de l’hôtel de Poutz. Le projet est établi par M. Grésy, architecte à Pau : devis de 330 000 francs. Accepté à l’unanimité

1970 Façades et toitures inscrites aux Monuments Historiques par arrêté du 18 septembre 1970

roman. On trouve au Sud, la chapelle de Sainte Lucie, protectrice des yeux et patronne des teinturiers et tisserands, et Saint Eloi, patron des orfèvres et forgerons puis celle de Notre Dame et Saint Michel. Au Nord, la chapelle Saint Blaise, protecteur du bétail, guérisseur et patron des tailleurs de pierre, est suivie de celle de Saint Crépin, patron des travailleurs des cuirs et peaux, ensuite attribuée à Saint François, et enfin celle des fonts baptismaux.

Le rétable du maître-autel du XVIIè siècle accompagne un tabernacle de bois doré et argenté décoré de plusieurs statues d’anges et surmonté d’un crucifix de bois. C’est l’œuvre de Ramon de Lafforguette d’Iseste, réalisé en 1646. Dans le style des grands retables oloronais, il est inséré par quatre somptueuses colonnes torses jumelées, corinthiennes, cannelées et dorées, encadrant à l’origine un tableau de la crucifixion, du à Mathieu de Casenave de Lescar, et exécuté en 1648 ; un fronton triangulaire interrompu le surmonte accosté par deux grands anges sonneurs de trompe (thurifères) ; au centre une niche abrite la statue du saint patron. Une peinture du XVIIIè siècle complète le décor de l’abside, représentant les évangélistes grandeur nature. En fond de la nef, la tribune.

Deux portes permettaient de pénétrer dans l’église ; une ouvrant au Nord qui a été murée et au Sud, la grande porte gothique flamboyant ouvrant sur un porche profond. Elle fait partie de la famille des portes en accolades typiques des églises de la vallée d’Ossau et de la plaine de Nay. Elle date de 1527-1528. Elle est composée d’un arc surbaissé en anse de panier, surmonté d’un tympan abritant une niche encadrée par deux anges musiciens où l’on place traditionnellement une statue de la Vierge ; le tout est cerné par une arcature en accolade aux profondes voussures ornées de choux frisés. L’ensemble de l’élévation s’inscrit dans un rectangle cantonné de pinacles et surmonté d’une frise à fleurons fleurdelisés, rappelant les décors rectangulaires des alfiz mozarabes. Le tout est en calcaire fin, plus doux et plus raffiné à travailler que le marbre. Au Sud, au-dessus de la chapelle Saint-Michel une puissante tour de six étages terminés par un lanternon, abrite le clocher. A côté, se trouve la sacristie… « 

Vous pouvez trouver d’autres renseignements sur notre église dans le travail fait par Mme Françoise FABRE-BARRERE « SAINT-GERMAIN D’ARUDY : des précisions sur l’histoire de l’église et de la paroisse.

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Chapelle St Michel

Cette chapelle est unique, de part sa situation, assise sur la colline St Michel, dans un écrin de verdure, juste au-dessus de la grotte st Michel et en dessous du calvaire aux 3 croix (vue à 360°)…

« Des épidémies de peste eurent lieu à Arudy au XIVème, XVIème et XVIIème siècles. « La chapelle St Michel fut bâtie par la communauté après la dernière épidémie de 1652 à 1654 pour laquelle fut dénombré un grand nombre de morts ensevelis dans des fosses creusées au pied du mamelon de Mur. La chapelle Saint Michel est bâtie sur une éminence du terroir « le Meur», appartenant à la communauté d’Arudy (appelé quartier du Mur actuellement). A cet emplacement furent regroupés les malades du côté du Gave face à Louvie Juzon et les sépultures sur un lopin de terre qui servit de cimetière. Au-dessus fut édifié un calvaire dédié à St Michel dont la statue se trouve dans l’église d’Arudy. Il est revêtu d’une armure, armé d’une épée et d’un bouclier il terrasse un démon…..

La décoration a été effectuée dans les années 1970. La paroisse s’adressa à un artiste peintre local, Pierre Martinez, pour créer une fresque murale en l’honneur de Saint Michel avec rappel des différentes industries d’Arudy, une perspective du cœur de la ville ainsi qu’un autoportrait. Dans les années 1980, la toiture est refaite par la Municipalité propriétaire du bâtiment. Son clocheton fut supprimé.

En 2019, les bénévoles de la section « Pierre, Passion Patrimoine » de l’association pyrène l’Ossaloise décident de se mobiliser pour cet édifice afin d’en promouvoir son histoire, s’investir dans sa protection, son entretien intérieur, pour le faire vivre. Une convention est signée avec la mairie d’Arudy propriétaire des lieux. 2 panneaux d’exposition de cartes postales dédiées au bâtiment sont installés. De nouvelles archives numérisées et retranscrites sont mises à la

disposition des visiteurs. Le nettoyage est à la charge de l’association. Elle l’anime pour les journées du patrimoine avec visites commentées…

Pour toute demande de visite (minimum groupe de 10 personnes) à faire auprès de l’association, au N° Tél. 0777340750 ou par mail : pyrene.64260@laposte.net.

aux sources documentaires visibles à la Médiathèque les Arcades d’Arudy (fonds local).

Autre sources documentaires visibles lors des visites du monument.

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– Monument aux Morts :

« Après la Première Guerre mondiale (1914-1918), chaque commune a honoré ses concitoyens, soldats « Morts pour la France ». Il lui fallait apaiser le deuil des familles, le justifier par le sacrifice patriotique et le partager autour d’un tombeau de substitution en l’absence du rapatriement des corps. La Commune d’Arudy fait ériger un édifice selon les plans proposés par le « Comptoir d’Exploitation et de Vente des Marbres et Granites des Pyrénées » situé à Arudy ; plans soumis à l’appréciation d’un homme de l’art Monsieur ANDRAL, architecte. Les ornements sont réalisés par le sculpteur TEILLARD. Il est inauguré le 7 mai 1922. Ce Monument aux morts en forme d’obélisque tronquée symbolise un cénotaphe dressé. Il marque l’absence et l’élévation vers la gloire des enfants de la commune d’Arudy morts pour la France.

Un chapiteau sculpté en renforce l’hommage …. »

Suite du texte pour le centenaire du Monument aux Morts le 11 Novembre 2022. (Extrait de l’historique écrit par AM CAMPOS)

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– Mairie

L’HOTEL DE VILLE D’ARUDY

(sur la place centrale de notre charmante commune)

Le terrier d’Arudy, en 1681, fait mention d’une maison commune sur cet emplacement. A cette époque existait déjà la halle de la Mairie, le banc de justice, les établis (étals de bouchers).

C’est la grande construction arudienne de la deuxième moitié du XIXème siècle, dont le plan primitif date de 1867. En effet, après quelques avatars, son édification est relancée en juin 1871 et se terminera en décembre 1873. Bâtiment monumental installé au cœur de la cité, en face de l’église paroissiale, bâti en pierre d’Arudy, il possède en rez-de-chaussée les « Halles », ouvertes sur la place par des arcades. La ville et son maire Bernis choisit pour ce faire un entrepreneur d’Oloron, Lalande, qui travaillera sous la houlette de G. Lévy, architecte départemental. Ses proportions imposantes modifient tant soit peu l’abord des propriétés voisines Lapointe, Combret et Couarraze de Laa qui abandonnent à la municipalité l’espace nécessaire à l’aboutissement du projet architectural. Escalier central, chambranles des portes, fenêtres, cheminées et carrelage des Halles seront réalisés en marbre gris local, tandis que la toiture en ardoise, sur châssis de hêtre, s’harmonisera avec les couvertures traditionnelles des maisons ossaloises. L’écusson aux armes d’Arudy, l’un en plâtre pour le haut de la cheminée de la grande salle, l’autre en marbre gris destiné à la cage d’escalier, sera dessiné et sculpté par M. Bouey, artisan palois.

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Rosace du Bager : découverte par Monsieur Jean-Paul SAVЀ (photos ci-dessous C. Campos)

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